Version Moderne
Version Originale
Eh bien ! Regardez combien de personnes ont été tuées pour deux cents pistoles. Maintenant, je vous souhaite bonne chance.
Hé bien ! vous voyez combien de personnes tuées pour deux cents pistoles. Or sus, je vous souhaite une bonne fortune.
Je me résous à donner les deux cents pistoles.
Je me résous à donner les deux cents pistoles.
J’en suis ravi, pour l’amour de vous.
J’en suis ravi, pour l’amour de vous.
Allons le trouver ; je les ai sur moi.
Allons le trouver ; je les ai sur moi.
Vous n'avez qu'à me les donner. Il ne faut pas que vous apparaissiez là-bas, après être passé ici pour quelqu'un d'autre que vous êtes ; et en plus, j'ai peur qu'en vous faisant connaître, il ne demande plus d'argent.
Vous n’avez qu’à me les donner. Il ne faut pas pour votre honneur, que vous paroissiez là, après avoir passé ici pour autre que ce que vous êtes ; et, de plus, je craindrois qu’en vous faisant connoître, il n’allât s’aviser de vous demander davantage.
Oui, mais j'aurais aimé voir comment je donne mon argent.
Oui ; mais j’aurois été bien aise de voir comme je donne mon argent.
Est-ce que vous ne me faites pas confiance ?
Est-ce que vous vous défiez de moi ?
Non pas ; mais...
Non pas ; mais...
Bon sang, monsieur, soit je suis un escroc, soit je suis honnête. Est-ce que je voudrais vous tromper ? Mon seul intérêt ici est le vôtre et celui de mon maître, avec qui vous voulez vous allier. Si vous me suspectez, je ne m'occuperai plus de rien et vous devrez trouver quelqu'un d'autre pour régler vos affaires.
Parbleu ! monsieur, je suis un fourbe, ou je suis honnête homme ; c’est l’un des deux. Est-ce que je voudrois vous tromper, et que, dans tout ceci, j’ai d’autre intérêt que le vôtre et celui de mon maître, à qui vous voulez vous allier ? Si je vous suis suspect, je ne me mêle plus de rien, et vous n’avez qu’à chercher, dès cette heure qui accommodera vos affaires.
Non, monsieur, ne me confiez pas votre argent. Je préférerais que vous fassiez appel à quelqu'un d'autre.
Non, Monsieur, ne me confiez point votre argent. Je serai bien aise que vous vous serviez de quelque autre.
Mon Dieu ! tiens.
Mon Dieu ! tiens.
Non, je vous dis, ne me faites pas confiance. Qui sait si je ne veux pas vous voler votre argent ?
Non, vous dis-je, ne vous fiez point à moi. Que sait-on si je ne veux point vous attraper votre argent ?
Attends, je te dis. Ne discutons pas davantage. Mais assure-toi de prendre des garanties avec lui.
Tiens, te dis-je ; ne me fais point contester davantage. Mais songe à bien prendre tes sûretés avec lui.
Laissez-moi faire ; il n’a pas affaire à un sot.
Laissez-moi faire ; il n’a pas affaire à un sot.
Je vais t’attendre chez moi.
Je vais t’attendre chez moi.
Je ne manquerai pas d'y aller.
Seul.
Et voilà. Il ne me reste plus qu'à chercher l'autre. Ah ! Eh bien, le voici. Il semble que le ciel les amène l'un après l'autre dans mes filets.
Je ne manquerai pas d’y aller.
Seul.
Et un. Je n’ai qu’à chercher l’autre. Ah ! ma foi, le voici. Il semble que le ciel, l’un après l’autre, les amène dans mes filets.