Version Moderne
Version Originale
Monsieur Dimanche, venez ici, je suis content de vous voir. Je suis en colère contre mes gens de ne pas vous avoir fait entrer tout de suite. J'avais demandé à ne parler à personne, mais cela ne s'applique pas à vous. Chez moi, vous ne trouverez jamais la porte fermée.
Ah, Monsieur Dimanche, approchez ; que je suis ravi de vous voir, et que je veux de mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d’abord ; j’avais donné ordre qu’on ne me fît parler à personne, mais cet ordre n’est pas pour vous, et vous êtes en droit de ne trouver jamais de porte fermée chez moi.
Monsieur je vous suis bien obligé.
Monsieur je vous suis bien obligé.
Bandits, je vais vous apprendre à laisser Monsieur Dimanche dans une antichambre
Parbleu, Coquins, je vous apprendrai à laisser Monsieur Dimanche dans une antichambre, et je vous ferai connaître les gens.
Ce n'est pas grave, Monsieur.
Monsieur, cela n’est rien.
Comment osez-vous dire que je ne suis pas là pour Monsieur Dimanche, mon meilleur ami ?
Comment ? vous direz que je n’y suis pas à Monsieur Dimanche, au meilleur de mes amis ?
Monsieur, je suis votre serviteur ; j’étais venu.
Monsieur, je suis votre serviteur ; j’étais venu.
Allez, vite, apportez une chaise pour Monsieur Dimanche.
Allons, vite, un siège pour Monsieur Dimanche.
Monsieur, je suis bien comme cela.
Monsieur, je suis bien comme cela.
Non, non, je veux que vous soyez assis comme moi.
Point, point, je veux que vous soyez assis comme moi.
Ce n'est pas nécessaire.
Cela n’est pas nécessaire.
Enlevez ce pliant et apportez un fauteuil.
Ôtez ce pliant, et apportez un fauteuil.
Monsieur, vous vous moquez et...
Monsieur, vous vous moquez et...
Non, je sais ce que je vous dois, et je ne veux pas qu’il y ait de différence entre nous.
Non, non, je sais ce que je vous dois, et je ne veux point qu’on mette de différence entre nous deux.
Allez, asseyez-vous.
Allons assoyez-vous.
Ce n’est pas nécessaire Monsieur et je n’ai qu’un mot à dire. J’étais...
Ce n’est pas besoin Monsieur et je n’ai qu’un mot à vous dire. J’étais...
Asseyez-vous là, je vous dis.
Mettez-vous là vous dis-je.
Non, Monsieur, je suis bien debout, je viens pour...
Non, Monsieur, je suis bien, je viens pour.
Non, je ne vous écoute pas si vous n’êtes pas assis.
Non, je ne vous écoute point si vous n’êtes assis.
Monsieur, je fais ce que vous voulez, je...
Monsieur, je fais ce que vous voulez, je...
Parbleu, Monsieur Dimanche, vous avez une bonne santé.
Parbleu, Monsieur Dimanche, vous vous portez bien.
Oui Monsieur, pour vous rendre service ; je suis venu...
Oui Monsieur, pour vous rendre service ; je suis venu...
Vous êtes en pleine forme, avec des lèvres roses, une peau fraîche et des yeux vifs.
Vous avez un fond de santé admirable, des lèvres fraîches, un teint vermeil, et des yeux vifs.
Je voudrais bien...
Je voudrais bien...
Comment se porte Madame Dimanche votre épouse ?
Comment se porte Madame Dimanche votre épouse ?
Fort bien Monsieur Dieu merci.
Fort bien Monsieur Dieu merci.
C’est une brave femme.
C’est une brave femme.
Elle est votre servante Monsieur je venais...
Elle est votre servante Monsieur je venais...
Comment va Claudine, votre fille ?
Et votre petite fille Claudine, comment se porte-t-elle ?
Elle va très bien.
Le mieux du monde.
Cette jolie petite fille, je l'aime beaucoup.
La Jolie petite fille que c’est, je l’aime de tout mon cœur.
C'est trop d'honneur que vous lui faites, Monsieur.
C’est trop d’honneur que vous lui faites Monsieur je vous...
Est-ce que le petit Colin fait toujours autant de bruit avec son tambour ?
Et le petit Colin fait toujours bien du bruit avec son tambour ?
Oui, Monsieur, il...
Toujours de même Monsieur, je...
Et votre petit chien Brusquet, est-ce qu'il grogne toujours aussi fort et mord-il toujours autant les gens qui viennent chez vous ?
Et votre petit chien brusquet, gronde-t-il toujours aussi fort, et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vont chez vous ?
Plus que jamais, Monsieur, et vous ne pouvez pas en douter.
Plus que jamais Monsieur, et vous ne sauriez en chevir.
Je m'intéresse beaucoup à votre famille, c'est pourquoi je demande de vos nouvelles.
Ne vous étonnez pas, si je m’informe des nouvelles de votre famille, car j’y prends beaucoup d’intérêt.
Merci beaucoup, Monsieur.
Nous vous sommes, Monsieur infiniment obligés ;
Serrez-moi la main, Monsieur Dimanche, êtes-vous mon ami ?
Touchez donc là Monsieur Dimanche, êtes-vous bien de mes amis ?
Monsieur, je suis à votre service.
Monsieur, je suis votre serviteur.
Parfait, je suis là pour vous.
Parbleu je suis à vous de tout mon cœur.
Vous êtes bien trop aimable avec moi, Monsieur.
Vous m’honorez trop Monsieur. Je...
Je suis prêt à tout pour vous.
Il n’y a rien que je ne fasse pour vous.
Vous êtes trop bon avec moi, Monsieur.
Monsieur, vous avez trop de bonté pour moi.
Et tout cela sans rien attendre en retour, croyez-moi.
Et cela sans intérêt, je vous prie de le croire.
Je ne mérite pas tant de gentillesse, Monsieur.
Je n’ai point mérité cette grâce, Monsieur, mais Monsieur...
Allez, Monsieur Dimanche, voulez-vous souper avec moi ?
Oh çà, sans façon, Monsieur Dimanche, voulez vous souper avec moi ?
Non, je dois rentrer chez moi à l'heure.
Non Monsieur, il faut que je m’en retourne à l’heure.
Très bien, apportez une torche pour accompagner Monsieur Dimanche, et que quatre ou cinq de mes hommes prennent des fusils pour l'escorter.
Allons, vite, un flambeau pour conduire Monsieur Dimanche, et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l’escorter.
Ce n'est pas nécessaire, je peux rentrer seul. Mais...
Il n’est pas nécessaire, et je m’en irai bien tout seul. Mais...
Comment ? Je veux que vous soyez accompagné, je tiens à vous, je suis votre serviteur et en plus je vous dois quelque chose.
Comment ? je veux que l’on vous escorte, et je m’intéresse trop à votre personne, je suis votre serviteur, et de plus votre débiteur.
Ah Monsieur !
Ah Monsieur !
Je ne le cache pas, je le dis à tout le monde.
C’est une chose que je ne cache pas, et je le dis à tout le monde.
Vous voulez que je vous raccompagne.
Voulez vous que je vous reconduise.
Ah Monsieur, vous vous moquez. Mais...
Ah Monsieur, vous vous moquez. Mais...
Embrassez-moi s'il vous plaît, je vous assure que je suis entièrement à votre service, je ferai tout pour vous.
Embrassez-moi donc, s’il vous plaît ; je vous prie encore une fois d’être persuadé que je suis tout à vous, et qu’il n’y a rien au monde que je ne fasse pour votre service.
Il faut avouer que Monsieur vous aime beaucoup.
Il faut avouer que vous avez en Monsieur un homme qui vous aime bien.
C'est vrai, il me fait tellement de compliments que je ne peux pas lui demander de l'argent.
Il est vrai, il me fait tant de civilités, et tant de compliments que je ne lui saurais jamais demander de l’argent.
Je vous assure que toute la maison serait prête à tout pour vous, et si jamais quelqu'un osait vous faire du mal, vous verriez sa réaction.
Je vous assure que toute la maison périrait pour vous, et je voudrais qu’il vous arrivât quelque chose, que quelqu’un s’avisât de vous donner des coups de bâton, vous verriez de quelle manière.
Je le crois bien ; mais Sganarelle, pouvez-vous lui parler de mon argent?
Je le crois ; mais Sganarelle, je vous prie de lui dire un petit mot de mon argent.
Ne vous inquiétez pas, il vous paiera très bien.
Oh ne vous mettez pas en peine, il vous paiera le mieux du monde.
Mais toi, Sganarelle, tu me dois quelque chose.
Mais vous, Sganarelle, vous me devez quelque chose en votre particulier.
Oh, ne parlons pas de ça.
Fi, ne parlez pas de cela.
Comment ça ?
Comment. Je...
Je sais très bien que je vous dois de l'argent.
Ne sais-je pas bien que je vous dois.
Oui, mais...
Oui, mais...
Venez, je vais vous expliquer.
Allons Monsieur Dimanche, je vais vous éclairer.
Mais mon argent ?
Mais mon argent ?
Vous moquez-vous ?
Vous moquez-vous ?
Je veux mon argent.
Je veux.
Je veux dire que j'entends.
J’entends.
Fi vous dis-je.
Fi vous dis-je.