Version Moderne
Version Originale
Oh non, quelle terrible nouvelle ! Quelle journée affreuse !
(s’écrie)
Ô Ciel ! ah, fâcheuse aventure ! Malheureuse journée !
Qu'est-ce qui ne va pas, Toinette ? Pourquoi pleures-tu ?
Qu’as-tu, Toinette, et de quoi pleures-tu ?
Hélas ! j’ai de tristes nouvelles à vous donner.
Hélas ! j’ai de tristes nouvelles à vous donner.
Votre père est mort.
Votre père est mort.
Mon père est mort, Toinette ?
Mon père est mort, Toinette ?
Oui, il est là. Il vient de succomber subitement.
Oui; vous le voyez là. Il vient de mourir tout à l’heure d’une foiblesse qui lui a pris.
Mon Dieu, quel malheur ! Quelle douleur insupportable ! Comment est-ce possible que je perde mon père, tout ce qui me restait au monde ? Et pour aggraver ma peine, il est parti fâché contre moi. Que vais-je devenir, pauvre de moi ? Comment pourrais-je surmonter une telle épreuve ?
Ô Ciel ! quelle infortune ! quelle atteinte cruelle ! Hélas ! faut-il que je perde mon père, la seule chose qui me restoit au monde ? et qu’encore, pour un surcroît de désespoir, je le perde dans un moment où il étoit irrité contre moi ? Que deviendrai-je, malheureuse, et quelle consolation trouver après une si grande perte ?